Résumé : Un mandat de gestion locative est un contrat écrit par lequel un propriétaire, le mandant, confie la gestion de son bien loué à un professionnel, le mandataire. Encadré par la loi Hoguet, il fixe les missions déléguées, la durée, la rémunération et les conditions de résiliation. Le signer engage sur plusieurs points qu’il faut vérifier au préalable.
Confier son bien à un professionnel n’a jamais été aussi courant : en France, on compte près de 10 millions de propriétaires bailleurs. Derrière chaque délégation se cache un document précis, le contrat de gestion locative, qui définit qui fait quoi et à quel prix. Avant de le parapher, mieux vaut savoir exactement à quoi vous vous engagez. Chez Bolieu, notre service de gestion locative en Savoie repose entièrement sur ce contrat.
Le marché locatif reste sous tension. Selon Forbes France, 25 % des ménages français vivent dans le parc locatif privé, ce qui maintient une demande structurellement forte. Cette pression, combinée à des obligations juridiques croissantes, pousse de plus en plus de bailleurs à déléguer. Encore faut-il comprendre le document qui scelle cette délégation.
Qu’est-ce qu’un mandat de gestion locative ?
Un mandat de gestion locative est un contrat écrit par lequel une personne, le mandant, donne pouvoir à une autre, le mandataire, de gérer son bien loué en son nom et pour son compte. Le mandataire agit alors comme votre représentant.
Ce professionnel est généralement un agent immobilier ou un administrateur de biens. Il doit détenir une carte professionnelle « Gestion immobilière », une garantie financière et une assurance responsabilité civile professionnelle. Ces exigences découlent de la loi Hoguet du 2 janvier 1970.
Concrètement, vous vous déchargez des tâches administratives, techniques et comptables liées à la location. Le mandataire devient votre interlocuteur unique face au locataire. Attention toutefois : ne le confondez pas avec le simple mandat de location, qui encadre uniquement la mise en location initiale d’un bien.
Les mentions obligatoires du contrat
Pour être valable et opposable, le contrat doit comporter un socle de mentions obligatoires. Leur absence peut fragiliser toute la relation contractuelle. Vérifiez systématiquement leur présence.
- L’identité des deux parties et leur raison sociale.
- La désignation du bien et sa situation géographique.
- Les prérogatives du mandataire, c’est-à-dire les missions confiées.
- Les obligations respectives des deux parties.
- La durée du mandat et une éventuelle clause de reconduction tacite.
- Le montant exact de la rémunération du mandataire.
- La mention de la garantie financière et de la carte professionnelle.
Le document doit également être inscrit et numéroté au registre des mandats du professionnel. Il est rédigé en deux exemplaires signés par chaque partie. Ce formalisme protège autant le bailleur que le gestionnaire.
Durée, reconduction et résiliation
La loi interdit un mandat à durée indéterminée. En pratique, la majorité des contrats prévoient une durée d’un an, renouvelable par tacite reconduction. Certains gestionnaires proposent des mandats de trois ans. La durée totale ne peut jamais dépasser trente ans, et la reconduction tacite est limitée à dix ans.
La reconduction automatique s’accompagne d’une obligation d’information. En vertu de la loi Chatel (article L215-1 du Code de la consommation), le gestionnaire doit vous notifier la possibilité de résilier entre un et trois mois avant la date de non-reconduction. S’il oublie, vous pouvez rompre le contrat à tout moment, sans pénalité.
La résiliation du mandat se notifie toujours par lettre recommandée avec accusé de réception. Trois cas justifient une rupture anticipée : la faute grave du gestionnaire, la vente du bien et le non-respect des obligations légales, comme l’absence de carte professionnelle. Hors de ces cas, respectez le préavis prévu au contrat.
Mandat exclusif ou non exclusif : que choisir ?
Au moment de signer, vous devez trancher entre deux formules. Le mandat exclusif confie la gestion à un seul professionnel pour toute la durée du contrat. Vous vous engagez à ne pas solliciter un autre gestionnaire ni à intervenir vous-même sur le suivi du bail.
Cette exclusivité garantit une cohérence totale et une meilleure traçabilité des opérations. En contrepartie, elle réduit votre liberté : en cas d’insatisfaction, vous ne pourrez changer qu’à l’échéance ou pour motif légitime.
Le mandat non exclusif, lui, vous laisse gérer votre bien avec plusieurs intervenants ou en assurer une partie vous-même. Plus souple, il expose aussi à des confusions dans la communication avec le locataire et à des divergences d’instructions. La première formule convient aux bailleurs qui délèguent tout ; la seconde, aux propriétaires autonomes ou multi-biens.
Combien coûte un mandat de gestion locative ?
Les honoraires de gestion se calculent le plus souvent sur les sommes encaissées, loyer et charges compris. La loi Alur ne plafonne que les frais de mise en location, pas la gestion courante, qui reste librement fixée. En France, les agences pratiquent généralement des taux compris entre 4 % et 10 % TTC.
Bon à savoir : au régime réel, ces honoraires sont déductibles de vos revenus fonciers, ce qui réduit sensiblement le coût net. Voici comment notre offre se positionne face aux repères du marché.
| Critère | Fourchette du marché | Bolieu |
|---|---|---|
| Honoraires de gestion | 5 à 9 % du loyer | 5 % TTC, tout compris |
| Garantie loyers impayés (option) | 2 à 3 % du loyer | 3,5 % du loyer, jusqu’à 100 000 € couverts |
| Mise en location | Environ un mois de loyer | 50 % TTC du 1er loyer, une seule fois |
| Locataire présenté | Variable | 7 jours en moyenne |
Pour un logement meublé, la fiscalité change : les honoraires se déduisent alors dans la catégorie des BIC. C’est notamment le cas avec notre gestion locative meublée à Annecy, pensée pour les bailleurs en LMNP.
Les missions couvertes par le gestionnaire
Le mandataire ne se contente pas d’encaisser les loyers. Sa mission engage sa responsabilité contractuelle et légale sur plusieurs volets. Le contrat doit détailler ce périmètre sans ambiguïté.
- Gestion comptable : encaissement des loyers, quittances, régularisation des charges et tenue d’un compte mandant.
- Suivi des impayés : relances amiables, déclarations à la GLI si souscrite, transmission du dossier en cas de procédure.
- Gestion technique : intervention en cas de sinistre, devis d’artisans, suivi des chantiers dans les plafonds fixés.
- Conformité juridique : rédaction et actualisation du bail, vérification des diagnostics obligatoires.
- Assistance à la déclaration des revenus fonciers.
Cette délégation répond à une lassitude réelle des bailleurs. Selon une étude du Groupe BPCE relayée par Ublo, la fiscalité pèse sur 32 % des propriétaires, devant la gestion quotidienne (25 %) et les travaux énergétiques (20 %). Déléguer permet de reprendre le contrôle sur ces points chronophages. En cas de difficulté, notre accompagnement sur les loyers impayés couvre relances et médiation.
Les clauses à surveiller avant de signer
Même encadré par la loi Hoguet, un contrat peut receler des formulations défavorables. Le contexte incite à la vigilance : selon ÉcoRéseau Business, l’offre de logements à louer a reculé de 6 % en 2025 par rapport à 2024, ce qui renforce la valeur d’une gestion carrée.
Passez ces points au crible avant de vous engager :
- Frais annexes flous : fuyez les mentions vagues comme « frais divers » ou « honoraires complémentaires ».
- Marge sur travaux non plafonnée : exigez un taux maximum de commission clairement indiqué.
- Délai de reversement trop long : privilégiez un versement des loyers sous trois à cinq jours ouvrés.
- Indemnités de résiliation abusives : une pénalité supérieure à un mois d’honoraires est généralement contestable.
- Absence de portabilité des données : vous devez pouvoir récupérer facilement factures et documents comptables.
Demandez toujours la grille tarifaire complète et un accès numérique aux relevés. Pour les biens touristiques, notre conciergerie Airbnb dans les stations de Savoie applique la même transparence sur les frais.
Signer un mandat de gestion en toute sérénité
Le mandat de gestion locative n’est pas un document à signer à la légère. Sa force réside dans sa précision : mentions obligatoires, durée, conditions de résiliation, périmètre des missions et honoraires lisibles. Prenez le temps de comparer les prestations, de vérifier la carte professionnelle du mandataire et de lire chaque clause de frais. Un contrat clair protège vos revenus et vous rend du temps. En France, dans un marché plus tendu et plus réglementé, cette rigueur en amont fait toute la différence sur la performance de votre bien.
Passez à l’action avec Bolieu
Vous possédez un bien en Savoie ou en Haute-Savoie et vous souhaitez déléguer sans mauvaise surprise ? Comprendre le contrat est une chose, choisir un partenaire local et transparent en est une autre. Notre équipe intervient sur un périmètre resserré autour de Chambéry, Aix-les-Bains, Annecy et Annemasse.
Nous combinons une gestion 100 % en ligne et une présence de terrain : honoraires de 5 % TTC tout compris, dossiers locataires vérifiés, gestionnaire dédié, reporting mensuel et option de garantie loyers impayés. Un locataire solvable vous est présenté sous sept jours en moyenne. Pour aller plus loin, vous pouvez confier votre bien à notre équipe en Savoie.
Questions fréquentes
Le mandat de gestion est-il obligatoire pour déléguer ?
Oui, dès qu’un professionnel gère un bien au nom d’autrui, la loi Hoguet impose un contrat écrit. Ce document officialise la délégation et protège les deux parties. Sans lui, aucun professionnel ne peut légalement encaisser vos loyers.
Puis-je résilier mon mandat à tout moment ?
Pas toujours librement : vous devez respecter le préavis prévu, généralement d’un à trois mois avant l’échéance, par lettre recommandée. En revanche, si le gestionnaire a oublié de vous informer de la reconduction tacite, vous pouvez rompre le contrat sans pénalité.
Quelle est la durée habituelle d’un mandat ?
La formule la plus courante est un an, renouvelable par tacite reconduction. Certains gestionnaires proposent des mandats de trois ans. La durée totale ne peut jamais excéder trente ans.
Les honoraires de gestion sont-ils déductibles ?
Au régime réel, oui : les honoraires sont déductibles de vos revenus fonciers, tout comme la prime de garantie loyers impayés. Chez Bolieu, nos honoraires de 5 % TTC entrent dans ce cadre déductible. Le régime micro-foncier, lui, applique un abattement forfaitaire de 30 % sans déduction des frais réels.
Quelle différence entre mandat de gestion et mandat de location ?
Le mandat de location encadre uniquement la mise en location initiale : annonce, visites, sélection du locataire et rédaction du bail. Le mandat de gestion couvre ensuite le suivi durable du bail, comme l’encaissement des loyers et les relances. Les deux peuvent être signés auprès de la même agence.
Vous préférez déléguer ?
Vous souhaitez un mandat clair, sans clause cachée ? Découvrez notre gestion locative en Savoie et Haute-Savoie : un gestionnaire dédié, des loyers encaissés et un suivi complet, pour 5 % TTC tout compris.
Bolieu · Agence immobiliere
Passionne d'immobilier en Savoie et Haute-Savoie, il accompagne proprietaires et investisseurs dans la vente et la gestion locative de leurs biens.
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